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A l’approche de la quarantaine, Pascal
a souhaité changer d’orientation professionnelle
pour se lancer dans une activité complètement
différente du conseil qu’il exerçait
en tant que salarié.
Son idée s’est concrétisée grâce
à la rencontre avec son futur associé qui
connaît bien le secteur de l’épicerie
fine. Dans leur boutique du 17ème arrondissement,
ouverte courant septembre, sont présentés des produits
du terroir provenant de toutes les régions de France.
L’originalité de leur démarche, c’est
de proposer à la vente des produits frais de haute
qualité, comme par exemple des salaisons traditionnelles.
Pascal et son associé
envisagent aussi de lancer une activité de traiteur
avec l’organisation de buffets pour les entreprises
et les particuliers, et d’ici quelques mois, des événements
gastronomiques où leurs clients pourront déguster
des spécialités régionales présentées
par des producteurs.
Pascal et son associé
se sont beaucoup appuyés sur leur réseau amical
pour monter leur entreprise, et très peu sur les
institutionnels.
Pascal a suivi la demi-journée
d’information sur la création d’entreprise
de la Chambre de commerce de Paris, et s’est documenté
par lui-même pour préparer le dossier. Ensuite,
il a fait valider par des amis professionnels les étapes
clés du projet : le bail commercial et les statuts
par une avocate, le business plan par un expert-comptable,
et le dossier de prêt par un banquier.
Les deux associés n’ont pas bénéficié
d’aide financière spécifique, ils ont
réuni des fonds personnels pour constituer le capital,
qu’ils ont assorti d’un prêt bancaire.
Le montage du dossier de création de leur entreprise
s’est bien déroulé. L’étape
la plus délicate a été la recherche
de la boutique, qu’ils ont trouvé par l’intermédiaire
d’une agence, puis la validation du bail commercial.
Sur ce point, Pascal est particulièrement
content de s’être adressé à un
avocat car « cette étape comporte beaucoup
de chausse-trappes pour le futur commerçant, qui
peuvent avoir des conséquences financières
assez lourdes par la suite ».
La signature du bail reste le moment le plus fort de cette
aventure et son meilleur souvenir.
En revanche, les services comme la voirie ou la propreté
demeurent des interlocuteurs difficiles car ils sont très
nombreux et la multiplication des partenaires municipaux
a joué aux dépens de l’avancée
rapide du dossier.
Au lendemain de leur immatriculation, les deux associés
ont rencontré des professionnels du secteur de l’épicerie
fine pour avoir des conseils pratiques. Ils ont enfin participé
au petit déjeuner d’information que le Greffe
organise pour les nouveaux dirigeants d’entreprise.
Ils ont jugé cette action intéressante et
la formation bien présentée.
Si c’était à refaire, ils referaient
les choses de la même façon, à quelques
détails près. Pascal
s’est adressé à un ami banquier pour
obtenir un prêt. En y repensant aujourd’hui,
il pense qu’il s’y prendrait plus tôt
pour faire davantage jouer la concurrence entre les banques.
Globalement, il serait plus attentif aux délais car
son associé et lui-même ont pris un peu de
retard pour l’ouverture de la boutique.
Au regard de leur expérience, les deux associés
conseilleraient à un potentiel entrepreneur de consulter
des professionnels du secteur pour recueillir des avis pratiques.
Ils estiment également que l’appui d’un
réseau personnel est particulièrement précieux
et qu’on ne peut en faire l’économie
en dépit de toutes les actions des institutionnels
dédiées aux créateurs d’entreprise.
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