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Edition, littérature
A VENIR EDITIONS, une passion pour l’édition


Serge Friedman
a créé son entreprise à 75 ans. Il a pris le temps de mûrir son projet et s’est lancé dans l’aventure :
« J’ai dû apprendre les éléments d’un métier qui n’était pas le mien et attendre de disposer de fonds avant de pouvoir créer « A Venir » . Ma maison d’édition ne cherche pas à concurrencer les éditeurs qui connaissent bien leur métier.
Son activité se concentre sur une seule collection « Le futur », qui réunit des essais ou des résultats de travaux sociaux, biologiques, écologiques, philosophiques, voire utopiques.
Ces textes parlent tous de l’avenir et ouvrent une réflexion : comment réagir aux problèmes auxquels notre planète se trouve confrontée ? Quelles sont les solutions ? »

Ce metteur en scène de cinéma, qui déclare ne pas supporter la retraite et l’inactivité explique « Je réalisais des documentaires et j’en fais toujours mais à un rythme moins effréné qu’il y a 20 ans. Cette activité d’édition est le prolongement direct de ma vie professionnelle. Le support change, mais la finalité reste la même : faire passer un message à mes contemporains ». Serge Friedman a déjà publié deux ouvrages, que l’on trouve en librairie, et un troisième va bientôt sortir. « Je me fixe pour objectif de publier 4 à 5 livres par an au maximum ».

Avant de créer son entreprise, Serge avait besoin de se renseigner sur le métier de l’édition et son marché. Il a donc adhéré à une association, qui lui a permis de se faire des amis qui connaissent bien le métier de l’édition. A leur contact, il a recueilli beaucoup d’informations utiles sur le marché. Deux personnes, un spécialiste de la fabrication de livres et un graphiste l’ont épaulé au moment de l’élaboration du premier ouvrage. « Comme je travaille seul et que l’édition n’est pas mon métier, je suis passé par une phase d’apprentissage pour utiliser des logiciels professionnels de mise en page, par exemple. Pour la réalisation de mon premier livre, un ouvrage collectif de 9 auteurs intitulé « L’humanité, espèce menacée », j’ai fait appel à un ami qui fabrique des livres pour avoir des conseils de mise en page. J’ai également été conseillé par un ami graphiste. »
Serge Friedman a monté seul son entreprise. Il s’est juste fait aider pour élaborer le « Business plan », un outil qu’il juge très théorique car « Dans cette activité, c’est l’instant qui compte ». Il a rencontré les experts du Greffe quant il a reçu une invitation à un petit déjeuner d’information sur les formalités des nouveaux entrepreneurs. « Ce type de réunion est vraiment utile, les informations sont concrètes, un juriste répond aux questions des entrepreneurs, bref c’est très rassurant, et puis, on sait à qui s’adresser par la suite en cas d’incertitude ! ».
Il a également procédé seul au financement de base, « J’ai réuni des fonds personnels pour constituer le capital de mon entreprise qui s’élève à 7 600 € ».
Le choix des ouvrages est simple, Serge Friedman contacte des scientifiques, des philosophes, des sociologues, qui lui adressent des écrits qu’il sélectionne pour publication, « J’avance à petits pas, en réalisant beaucoup de choses par moi-même, et en déléguant certaines tâches à des professionnels. Pour le premier livre, par exemple, je me suis chargé de sa diffusion en faisant du porte-à-porte auprès des libraires. Les résultats n’ont pas été mauvais, mais j’ai réalisé qu’il était impossible de tout faire par soi-même. Pour le deuxième ouvrage, je me suis adressé à un distributeur-diffuseur dont je suis très satisfait. La prochaine étape, ce sera ma participation le 17 mars 2006 au salon du livre, où j’ai pris un petit stand. ».
Au ceux qui veulent suivre son exemple, Serge Friedman indique « , Je dirai aux personnes qui se lancent dans cette aventure sans connaître le métier, qu’il faut avancer prudemment et ne pas croire que tout est écrit d’avance. Il faut être passionné et avoir de l’ambition ! Comme tout le monde ne peut pas devenir milliardaire, il faut accepter de perdre de l’argent pour répondre à cette passion. Plus concrètement, si je peux faire une recommandation à une personne qui débute, je dirai qu’il est essentiel de prendre le plus de contacts et de renseignements sur le marché avant de créer son entreprise. »
Pour Serge Friedman, « ni meilleur, ni pire mauvais souvenir car l’édition, c’est sa passion et si c’était à refaire, il referait les choses de la même façon ! ».

A VENIR EDITIONS
7 rue des Innocents 75001 Paris

GLOBALI, la littérature étrangère au bout de la souris


Dans sa précédente expérience professionnelle de responsable de produits à la FNAC, Laurent Brodhag a acquis une excellente connaissance du marché des livres en langues étrangères. Au moment où le service se restructurait, il en a profité pour négocier son départ et monter sa propre structure. « Le secteur du livre étranger est en plein développement. L’ouverture des frontières européennes favorise les mouvements de populations, et les Britanniques par exemple, sont de plus en plus nombreux à s’installer en France. »

Globali propose un large éventail d’ouvrages professionnels et grand public en allemand, anglais, espagnol, italien et russe, qu’il va vendre en ligne sur son site web marchand, www.leobook.com qui ouvrira en octobre 2006. « Je vais diffuser mes produits en ligne. C’est moins coûteux qu’une boutique et je suis intimement convaincu qu’Internet c’est l’économie de demain. »
Laurent a soigneusement étudié la faisabilité de son projet « La logistique est au cœur du dispositif. C’est un facteur essentiel pour réussir à pratiquer des prix concurrentiels face aux grands acteurs du marché. » Laurent pense avoir trouvé la solution adéquate « J’ai noué un partenariat avec un grossiste étranger qui dispose d’un énorme stock de livres et qui se chargera des livraisons ». Pour se faire connaître, Laurent va s’appuyer sur les réseaux communautaires, ceux des libraires « ainsi que sur une agence web qui va lancer une campagne marketing ».

Laurent a monté son entreprise seul, mais il disposait déjà d’une expérience de création d’entreprises qui n’avait pas abouti « C’était un projet de maison d’hôtes à Paris que j’avais monté avec des amis. Il a malheureusement échoué faute d’avoir obtenu les fonds bancaires nécessaires ».
Afin de se préparer, il a suivi une formation à la création d’entreprise et, pour les aspects juridiques, il a recueilli de nombreuses informations sur Internet et auprès de personnes de son entourage. « La session « Petits Déjeuners du Greffe » est une démarche intéressante et plutôt inattendue de la part d’une institution, qui montre à quel point le greffe est en phase avec les créateurs ».
Très à l’aise dans les nouvelles technologies, Laurent estime que la dématérialisation des démarches administratives est un grand pas en avant qui permet de gagner du temps. « Les possibilités offertes par le certificat de signature électronique délivré gratuitement par le Greffe, entrent complètement dans le cadre de mon projet d’entreprise puisque les passations de commandes transiteront par Internet. »
Pour le financement de son projet, Laurent a décidé de ne pas réitérer l’expérience rencontrée lors de sa précédente tentative pour convaincre un banquier de lui accorder un prêt et de se débrouiller seul en réunissant des fonds personnels.
Son pire souvenir ? « C’est le rendez-vous avec des spécialistes auxquels je me suis adressé et qui m’ont conseillé d’arrêter le projet. C’est un non-sens, elles devraient au contraire encourager les créateurs à se lancer. » Son meilleur souvenir ? « Pendant la phase de création, j’ai été agréablement surpris par les administrations. Mes interlocuteurs ont fait preuve d’écoute et d’efficacité. C’est vrai que les contraintes administratives sont parfois un peu lourdes, mais quand on s’y prend bien, il n’y a aucun problème. »
Si c’était à refaire, Laurent « essaierait d’être plus efficace en évitant de perdre du temps avec des organismes qui freinent le créateur plus qu’ils ne l’aident». Le mieux pour des candidats à la création d’entreprise, c’est « d’avoir une approche pratique en prenant conseil auprès de personnes qui ont déjà vécu cette expérience. C’est à la fois rassurant et motivant. »

Globali
38 rue Servant 75011 Paris
www.leobook.com


Le site du Greffe du Tribunal de Commerce de Paris dédié à la création d'entreprise
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