Créer une entreprise
l'idée de création d'entreprise financer sa création d'entreprise choisir une forme juridique services du greffe portrait d'entrepreneur outils du greffe

L'export
Lioubov ILET
«ILEST’EXPORT»


C’est son parcours personnel et professionnel qui ont donné à Lioubov ILET l’idée de créer son entreprise.
Russe d’origine, cette jeune dirigeante de 33 ans a exercé des fonctions de prospectrice commerciale pour des entreprises françaises désireuses de développer le marché russe et d’autres pays annexes. "Les entreprises exportatrices bénéficient d’une multitude d’appuis pour développer leur activité à l’export, et pourtant l’accompagnement sur le terrain laisse à désirer. Cet handicap est encore renforcé par la méconnaissance de la langue, de la culture, et du comportement d’achat de leurs interlocuteurs. Partant de ce constat, j’ai créé mon entreprise de conseil et de commercialisation à l’international". Lioubov propose un accompagnement commercial et linguistique complet aux entreprises françaises désireuses d’entendre leurs marchés en Russie, en Ukraine et au Kazakstan "pour favoriser les échanges entre les interlocuteurs commerciaux et les aider à franchir les obstacles de réglementation".
Elle apporte aussi un appui aux entreprises russes intéressées par le marché français. Pour l’instant, la jeune femme concentre ses efforts sur la filière du bois "un secteur traditionnel en Russie qui fait actuellement l’objet d’un plan de relance économique".

Cette dynamique créatrice a créé son entreprise seule "en s’appuyant sur des réseaux et des conseillers dans le pays et les organismes français qui proposent un appui à l’export. J’ai rencontré des professionnels, juristes, avocats, expert-comptables, qui m’ont prodigué des conseils utiles, mais j’ai réalisé seule l’analyse de l’aspect prévisionnel du business plan, en particulier pour la partie financière". Elle envisage aussi de déposer des demandes d’aides à l’avenir, en fonction du développement de son entreprise.

Lioubov a trouvé le petit-déjeuner du greffe "utile, très sympathique et convivial. J’ai beaucoup apprécié la possibilité de pouvoir poser des questions en direct. Les conseillers en création et les administrations devraient développer ce genre d’initiative en favorisant les rencontres inter-entrepreneurs, surtout avant le dépôt des statuts".
"Le site Internet www.greffe-tc-paris.fr est très bien fait et complet quant à son contenu. Je l’ai consulté à plusieurs reprises et j’y ai trouvé les réponses que je recherchais"
. Cette jeune créatrice a créé son entreprise avec ses propres ressources.
Elle n’a bénéficié d’aucune aide pour l’instant, hormis du dispositif d’exonération des charges sociales de l’Accre.
"Mon meilleur souvenir, c’est certainement le challenge qu’induit la création. Les obstacles auxquels le créateur se trouve confronté lui permettent de faire le point et de rectifier le tir".
A tout nouvel entrepreneur, elle conseillerait de "veiller à une organisation rigoureuse de la gestion de son temps, pour se consacrer à la réflexion et à la recherche d’informations, de bien définir son objectif et d’évaluer ses capacités".

«ILEST’EXPORT»
93 rue Cardinet 75017 Paris

UNIQUIM, un duo pour l’importation…


Ce professionnel de la chimie, a travaillé pendant 28 ans chez Rhône Poulenc / Rhodia. « Mon parcours est assez atypique et j’ai réalisé la plus grande partie de ma carrière en Amérique Latine et en Grèce comme Directeur de filiale. Au moment où Rhodia connaissait des difficultés, j’ai demandé à quitter le groupe, pour faire ce que faisais déjà mais de façon indépendante ».
La société d’Yves Seugnet commercialise des produits chimiques à l’international « Par exemple, nous vendons en Europe des pigments pour la peinture fabriqués au Brésil, qui sont utilisés dans la construction pour marquer les chantiers. Nous commercialisons aussi des produits destinés à l’industrie plastique et alimentaire ».
L’activité développée par Yves est transcontinentale : il travaille avec l’Amérique Latine, l’Asie, et l’Europe, et sert d’intermédiaire entre les clients de ces continents « En ce moment, je cherche des clients au Proche-Orient pour leur vendre des produits brésiliens ». Les produits sont stockés dans un entrepôt au Havre. « Pour une petite entreprise, c’est un véritable challenge de se faire connaître des acheteurs qui sont souvent de grands groupes. Une fois convaincu de l’excellence de votre prestation, l’acheteur doit encore homologuer et tester les produits , avant de passer commande ». Je me donne 2 ans pour réussir, faute de quoi je retournerai vivre et travailler en Amérique Latine où j’ai de nombreux contacts.

Yves a monté son entreprise avec un associé. Ils s’appuient sur leur réseau professionnel d’anciens de Rhône-Poulenc/Rhodia et leurs contacts à l’international. Il a bâti son projet de création dans le cadre de son « reclassement professionnel » mis en place par Rhodia. Yves a bénéficié des services d’un consultant qui l’a appuyé dans ses démarches d’ACCRE et ses formalités de création. Pour le financement de la société, Yves et son associé ont constituée eux même les apports sur leurs fonds personnels « Nous gérons de près la trésorerie ».
Yves a trouvé le petit-déjeuner du Greffe, sympathique et utile « J’ai apprécié le côté pratique et les astuces données aux entrepreneurs qui leur permettent d’économiser du temps et de l’argent, les informations sur la tenue des livres de commerce sont à retenir ». Le site du Greffe recueille également son intérêt « La commande de documents officiels par Internet est un service très utile que j’utiliserai certainement, et je compte demander un certificat électronique d’ici quelques mois dès que la facturation aura réellement démarré. »

Quant il évoque son meilleur souvenir, Yves pense tout de suite à la première commande passée par un client « C’est fantastique quand une entreprise vous fait confiance et d’entendre dire que les produits que vous vendez sont de bonne qualité pour un prix compétitif ».
A un candidat à la création d’entreprise, Yves préconise « De prendre tous les conseils utiles auprès des institutions, de s’armer de patience car des mois peuvent s’écouler entre le 1er contact et la commande, d’être très près de la trésorerie pour réussir à se constituer une réserve, et de bien gérer ses crédits clients/fournisseurs. Aux jeunes créateurs, je recommande de ne pas hésiter à sortir de l’Hexagone, car le marché minimum aujourd’hui c’est l’Europe. Pour opérer à l’international, mieux vaut s’appuyer sur un partenaire local doté dune bonne connaissance du marché. ».


UNIQUIM
1 rue des Reculettes 75013 Paris
http://www.uniquim.com/

DOCTEUR MAC & PC, la revente de matériel informatique en ligne


A 32 ans, Yves Dikoumé a créé son entreprise pour gagner de l’argent et être indépendant.
Sa passion pour les nouvelles technologies et le succès qu’elles rencontrent auprès d’un large public lui ont donné l’envie de fonder sa propre structure. Sa société vend du matériel informatique, audio, et vidéo en ligne, et propose des prestations telles que la création de logiciels, du conseil et de la maintenance. C’est grâce à sa persévérance qu’Yves a réussi à monter son entreprise. Outre ses études universitaires classiques et en informatique, et des stages de perfectionnement, il a beaucoup appris seul « J’ai aussi travaillé en tant que commercial, ce qui m’a donné une bonne expérience de la vente. ».

Ses clients sont des studios d’enregistrement, de production audiovisuelle et radiophonique, et aussi « des particuliers dont c’est le hobby ou qui souhaitent devenir professionnels ». L’activité de revente de matériel informatique requiert beaucoup d’efforts pour être rentable « Il est très difficile pour une petite structure d’être aussi concurrentielle que les grandes, qui vendent souvent en dessous du prix du marché. ». Pour équilibrer son activité, Yves a créé une seconde entreprise en Angleterre qui exerce la même activité.
Yves a monté son entreprise seul « C’est plus facile pour prendre les décisions. Je ne suis pas convaincu qu’amitié et initiative fassent toujours bon ménage. Si je dois m’associer un jour, ce sera avec un partenaire en dehors de mon cercle d’amis ».
Ce jeune créateur a sollicité un appui auprès d’institutionnels, qu’il n’a malheureusement pas réussi à concrétiser « J’ai fait appel à la pépinière d’entreprises de Saint Denis, mais après un an et demi d’attente, il n’y avait toujours pas de place disponible. J’ai dû renoncer aux chéquiers conseil de l’Accre pour les mêmes raisons ».
Il a, en revanche, trouvé un solide appui auprès de l’ADIE qui lui a accordé un prêt bancaire de 5 000 € pour monter son projet.
Toutes ses démarches de création, Yves les a effectué seul en recueillant des informations en ligne. Yves n’a pas été satisfait du service de conseil payant souscrit auprès d’un institutionnel qui a omis de lui indiquer qu’il devait effectuer une demande d’ACCRE avant de s’immatriculer pour pouvoir bénéficier d’une exonération de charges sociales pendant un an. Les petits-déjeuners lui semblent une bonne initiative « ils rendent moins tabou le rapport au créateur. Le nouvel entrepreneur se sent seul et souvent découragé par tous les obstacles financiers qu’il rencontre dès le démarrage de son activité. La disponibilité de greffe et de l’Adie pour accompagner les entrepreneurs peut inciter de jeunes entreprises encore fragiles à ne pas baisser les bras. De plus, les formalités en ligne sont très utiles. Dommage que la dématérialisation complète ne soit pas encore possible comme en Angleterre. Là-bas, vous créez votre entreprise en ligne en 15 minutes. »
Pour le financement de son entreprise, ce jeune créateur a réuni ses économies et s’est appuyé sur le prêt de l’ADIE pour créer son entreprise « Cet apport de fonds m’a permis de financer la création des deux sites marchands et de participer à l’Apple Expo ».
Son plus mauvais souvenir, c’est le démarchage auprès des banques pour tenter d’obtenir un prêt « J’ai dû attendre 6 mois après la création et démarcher 20 banques pour réussir à ouvrir un compte au nom de la société. Les difficultés de financement d’un projet représentent un très sérieux écueil pour créer et faire perdurer une entreprise en France.»

Son meilleur souvenir : la création d’une entreprise en Angleterre. « En Angleterre, les banques sont beaucoup plus ouvertes aux créateurs, d’ailleurs, elles n’ont ni vigile ni de sas de sécurité à l’entrée ».
Au regard de l’expérience engrangée, Yves referait les choses de façon différente. « J’éviterais de prendre une domiciliation commerciale, qui rend l’entreprise peu crédible auprès des banques, et je privilégierais une domiciliation chez moi ». Il ne ferait pas non plus appel à la Banque de France pour ouvrir un compte « Cela restreint les services bancaires, » et surtout, il utiliserait au maximum les services d’information et d’aide à la création.

Aux candidats à la création d’entreprise, Yves propose une petite astuce « A une personne qui se lance dans la revente de matériel informatique, je conseille d’ouvrir un compte chez les fournisseurs qui n’exigent pas de commandes préalables pour connaître le prix réel d’achat, et pouvoir fixer le prix de vente ». Il ajoute « Le créateur doit être bien conscient que les écueils sont partout et qu’il est difficile de gagner de l’argent dans cette activité où le marché est dominé par des grandes entreprises en situation de quasi-monopole ».


DOCTEUR MAC & PC
23-25 rue Jean-Jacques Rousseau 75001 PARIS
www.matosaudiodiscount.fr et aussi www.digitalhubline.com
Tél. : 0 870 407 800

OBJECTIF CHINE, la clé d’entrée pour le marché chinois


A 47 ans, Jiann-Yuh Wang a exercé plusieurs activités tout au long de sa carrière. Issu de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, il a été professeur de philosophie, journaliste, directeur de production de films documentaires et institutionnels et traducteur-interprète quadrilingue. Né à Taïwan, il domine parfaitement le chinois, ainsi que l’anglais, le français et le portugais, qu’il a appris au Brésil où il a séjourné plusieurs années.

Jiann-Yuh Wang explique « Après m’être dédié pendant plusieurs années à la traduction littéraire et à l’enseignement, j’ai voulu mettre ma connaissance du chinois au service de partenaires économiques. Le croisement entre ce souhait personnel et l’émergence économique de la Chine m’ont donné l’idée de créer une entreprise proposant un éventail de services de conseils. Porté par mon intuition, j’ai exploré plusieurs directions dont certaines se sont révélées plus fructueuses que d’autres, comme par exemple former les cadres français pour aborder le marché chinois. En revanche, je me suis aperçu que le secteur du tourisme en France n’était pas encore porteur. »

Le 26 novembre 2004, Jian-Yuh Wang immatricule son entreprise Objectif Chine au registre du commerce. Sans associé, il dirige seul son entreprise. Il déclare : « Paris Initiative Entreprises m’a apporté un soutien très utile pour élaborer mon business plan. J’ai eu également la chance d’être lauréat du prix de la création des micro-entreprises, qui m’a permis de bénéficier de chèques conseil gratuits ».
Dès qu’il reçoit l’invitation du greffe à un petit déjeuner, Jian-Yuh Wang y répond et participe à l’une de ces réunions qu’il trouve particulièrement instructive et intéressante.
Le question des financement est selon lui, une toute autre affaire. A cet égard, Jian-Yuh Wang indique « S’il est relativement facile d’obtenir des aides et des conseils, il est beaucoup plus difficile de trouver des financements ! J’ai réuni des fonds personnels que j’ai complété par des emprunts : 4 500 € auprès de Paris Initiative Entreprises, 3 000 € accordés par la BDMPE, et un prêt bancaire de 6 000 € auprès de ma banque, que j’ai réussi à convaincre de me prêter des fonds grâce au prix de la création d’entreprises qui a apporté une crédibilité à mon projet. J’ai réuni 13 500 € pour démarrer mon entreprise ».

Objectif Chine propose principalement des services aux entreprises liés au marché chinois. « En France, l’intérêt pour la Chine est très varié et revêt différentes formes. Je travaille avec l’Oréal dans la perspective de préparer leurs cadres expatriés se rendant en Chine prendre la direction de filiales. Ces actions de formation se complètent par une sensibilisation des personnels du Syndicat National des Offices de Tourisme à l’accueil des touristes chinois. ».
Il propose aussi des services d’études pour des groupes français tels que LVMH « Je réalise des études sur l’origine du luxe en France et en Chine, je traduis en chinois et j’adapte des sites Internet de collectivités locales. Je me penche aussi actuellement sur le développement d’une école bilingue franco-chinoise. ».

Quand il évoque son aventure, Jiann-Yuh Wang déclare « Les bons souvenirs, j’en ai beaucoup ! Le prix obtenu au concours de la création d’entreprises, la signature du premier contrat, et au quotidien, des rencontres avec des personnes très diverses qui représentent une ouverture enrichissante. Plus difficile, en revanche, la confrontation du rêve et de la réalité. Les projets se concrétisent plus lentement que prévu, les contrats mettent du temps avant d’être signés, il faut être patient ».
Et si c’était à refaire ? « Sans aucun doute, je le referais car l’expérience m’a appris que la création d’une entreprise n’est pas difficile. En revanche, je monterais le projet en association pour mutualiser les investissements et les efforts, pour mieux utiliser mes compétences et celles des autres. Le marché existe pour l’activité que j’exerce, mais la conduite de ces projets seul n’est pas simple. Je chercherais également à développer des partenariats en amont de la création ».

Aux créateurs d’entreprises potentiels, il indique qu’il ne faut pas avoir peur de la création d’entreprises, car c’est un projet personnel très stimulant. « Il faut être patient, savoir s’entourer de partenaires disposant de compétences complémentaires et aussi de conseils professionnels, juridiques et financiers pour atteindre efficacement son objectif, et surtout, ne pas lancer trop de projets à la fois dès le démarrage pour éviter la dispersion. ».

 

Objectif Chine
25 rue Boursault 75017 Paris
Tel. 01 55 30 08 52
wangjiannyuh@free.fr
http://www.objectif-chine.com/


Le site du Greffe du Tribunal de Commerce de Paris dédié à la création d'entreprise
Conditions légales