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La
restauration |
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Le «Djam Café» : de Samarcande à
Ispahan, le «café des voyages» Paris |
Le concept élaboré par Lamia
Magliuli est un «café des voyages»
: le «Djam»,
dédié aux cultures du monde, est un lieu
où chacun peut venir partager son expérience
et ses souvenirs de voyages. On y trouve un restaurant,
une galerie, une boutique et des évènements
culturels.
Le «Djam» cultive
l’éphémère : à chaque
saison, qui dure une dizaine de mois, on y explore une
région du monde différente. Alors la décoration
change, revêt de nouvelles couleurs pour accueillir
une nouvelle culture.
Pour démarrer, le «Djam»
a pour fil conducteur «la route de la soie»
qui vise à mettre en valeur les régions
situées au cœur de l’Asie Centrale.
"Le «Djam»
recompose l’univers culturel de chaque pays, de
ses traditions, de son artisanat et de sa gastronomie".
Le lieu est conçu comme un microcosme festif où
projections de films, expositions et ventes d’objets,
ambiance musicale, découverte des plantes médicinales,
dégustations de plats cuisinés se combinent
pour faire pénétrer les visiteurs dans le
monde de Marco Polo. Lamia Magliuli a beaucoup voyagé
dans la région, depuis l’Inde, en passant
par l’Iran et l’Ouzbékistan. Elle y
a noué de solides contacts qui lui permettent d’assurer
les livraisons de la boutique du «Djam».
"Le «Djam»
est un projet évolutif basé sur le concept
de centre culturel, il peut prendre une multitude de formes
et proposer des produits associés à des
services allant des cours de cuisine aux prestations d’une
agence de voyage".
Son métier de consultante en radiocommunications
l’a beaucoup fait voyager et c’est au retour
d’un périple de deux ans à Abu Dhabi,
et après un licenciement économique que
Lamia Magliuli a tenté l’aventure de la création
d’entreprise.
Dotée de fonds d’aide à la création
d’entreprise, appuyée par un cabinet conseil
pour l’élaboration de son business plan,
et fortement motivée, elle a suivi 8 mois de cours
en ingénierie culturelle pour développer
son projet de «café des voyages». Le
casse-tête fut ensuite la recherche d’un lieu
adapté, financièrement abordable et correctement
situé. "A Paris, c’est un véritable
défi !". Là encore, elle a réussi
à sauter l’obstacle et fait réaliser
les travaux d’aménagement dans une ancienne
boucherie. En tout il a fallu 4 ans pour réaliser
ce projet, ce fut un parcours long, laborieux où
il a fallu s’armer de patience et de persévérance.
Ses meilleurs souvenirs, ce sont toutes ces personnes
rencontrées tout au long de ses voyages, qui sont
encore présents et qui participent à la
réalisation de son projet.
Alors si c’était à refaire, c’est
sûr, elle le referait.
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Le «Djam Café»
3 rue Beaurepaire 75010 Paris |
| Jo
Eatery, un petit goût d’Amérique au déjeuner
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Chef comptable au chômage depuis deux ans, Jocelyne
Lemaire a décidé de se lancer dans
la restauration rapide pour reprendre une activité
professionnelle. Elle a racheté un fonds de commerce
situé rue d’Argout dans le 2ème arrondissement,
un quartier avec un potentiel de clientèle important
« Je tourne avec les salariés des entreprises
du quartier, banques, compagnies d’assurance ».
Son restaurant dispose de tabourets hauts et de tables à
l’intérieur, plus une petite terrasse extérieure
qui attire beaucoup de clients l’été.
Ouvert en juin 2006, son restaurant propose des Bagels américains,
cookies, brownies, sandwiches spéciaux, des hot dogs
et des salades classiques. Elle envisage d’étendre
son activité à la vente de produits d’épicerie
fine américains que l’on ne trouve pas dans
les supermarchés français.
Jocelyne qui s’est associée
avec l’un de ses fils, a créé son entreprise
sans aucune aide. Toutefois, elle a participé à
des ateliers de formation sur la création d’entreprise
de l’APEC.
En janvier dernier, elle a fait bon usage du Salon des Entrepreneurs
où elle a multiplié les rencontres avec des
institutionnels, assisté à de nombreuses conférences,
et tiré parti de toutes les informations qu’elle
a pu glaner. « J’ai défini les bases
de mon projet et je l’ai fait valider par les Boutiques
de Gestion. ». Jocelyne
a, par ailleurs, obtenu l’ACCRE, un dispositif qui
lui permet d’être exonérée de
charges sociales pendant un an, ainsi que l’EDEN,
grâce auquel elle bénéficie d’un
prêt de 6 000 € sans intérêts, remboursable
sur 4 ans. Jocelyne a achevé
sa formation en assistant au petit-déjeuner du Greffe
où elle a « appris des choses nouvelles
dans le cadre d’un initiative très sympathique
! Même si je suis bien informée, les éléments
apporté lors de cette réunion m’ont
été très utiles ».
Jocelyne a déjà
utilisé le site du Greffe à plusieurs reprises
pour commander des documents officiels. Elle continuera
à l’utiliser car elle préfère
réaliser elle même ses formalités. Elle
pense retirer un certificat
de signature électronique, très pratique
pour la télédéclaration de TVA par
Internet qui évite les courriers, les déplacements
et les appels téléphoniques.
Pour le financement de son entreprise, Jocelyne
a réuni ses économies, qu’elle a complétées
par un prêt bancaire classique pour créer son
entreprise et démarrer son activité. Elle
vient d’apprendre que sa demande de prêt «
EDEN » a été acceptée. Ces fonds
lui serviront à réaliser quelques travaux
dans le restaurant.
Quant elle évoque une mauvaise surprise, Jocelyne
explique que le chiffre d’affaires dégagé
depuis le rachat effectif du fonds de commerce n’a
pas été à la hauteur de ses attentes.
« J’ai été trop confiante
sur le prix de vente, qui a été surévalué,
et la fréquentation est plus faible que prévue.
L’ancien propriétaire a négligé
son affaire dans les mois précédant la vente,
et je dois redoubler d’efforts pour la remonter. Il
paraît que cela arrive fréquemment …»
En revanche, Jocelyne a été
agréablement surprise par l’accueil reçu
auprès des institutionnels. J’ai été
très bien conseillée, ce qui a facilité
mes démarches de création.
Si c’était à refaire, Jocelyne
ferait de même avec un seul bémol, elle se
méfierait un peu plus du vendeur.
Jocelyne croit qu’il
est encore possible de réussir dans la restauration
rapide à Paris, mais que le marché est en
passe d’être saturé. « Il faut
être très vigilant sur l’emplacement
du restaurant et tenir compte de l’environnement.
Par exemple, les travaux de rénovation de l’immeuble
du Figaro près de mon restaurant ont pris du retard.
Je comptais sur les salariés du Journal pour augmenter
la fréquentation en 2007, mais il va falloir que
j’attende environ un an de plus ».
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Jo
Eatery
67 rue d’Argout 75002 Paris |
| Murmure
des racines, le bio en direct |
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L’idée de son entreprise est venue à
Betty après une expérience
de travail sur les marchés « J’ai
travaillé avec une personne qui vendait du pain et
des produits biologiques, miel et confitures, sur des marchés
parisiens. Comme elle souhaitait se retirer, j’ai
monté ma propre structure en reprenant une partie
de ses emplacements et de sa clientèle ».
Cette dynamique créatrice d’origine chinoise
exerce son activité sur trois marchés parisiens
et celui des Lilas. Elle apprécie tout particulièrement
le contact avec les clients « très enrichissant
quand le marché fonctionne bien ». Betty
concentre son activité sur la vente de pain biologique
« J’ai sélectionné un fabricant
de Troyes, dont les produits correspondent aux critères
de qualité souhaités ». Cette denrée
périssable est acheminée par un transporteur
pour être vendue très rapidement. Pour l’instant,
Betty entrepose les produits
secs ou en conserve dans une pièce prêtée
et envisage de louer un local plus grand d’ici quelques
mois.
Betty a monté son entreprise
seule. Elle s’est appuyée sur la logistique
déjà mise en place par la personne qui exerçait
précédemment cette activité. Betty
tire un bilan très positif du petit-déjeuner
au greffe « Cette initiative rend le greffe plus
accessible. Elle permet de s’informer utilement sur
les services mis à la disposition des entrepreneurs
». Betty a apprécié
la démonstration de la réalisation des
formalités en ligne, et la rencontre avec les
juristes du greffe.
Pour financer son entreprise, Betty
a effectué un prêt personnel pour réunir
le capital de l’entreprise. Les produits sont fabriqués
au jour le jour, en fonction des besoins, et elle dispose
d’un stock réduit.
Les formalités de création n’ont pas
été très simples, ni très rapides.
« Une erreur a été commise dans le libellé
de mon activité au moment du remplissage du formulaire
Cerfa, qui m’a fait perdre du temps et de l’argent.
Si j’avais su que le greffe apportait un appui en
ligne et au guichet pour préparer ses formalités,
j’aurais fait appel à vous ».
Hormis les formalités administratives, le plus mauvais
souvenir qu’elle retire de son expérience est
la gestion du personnel, en raison « du manque
de fiabilité du salarié embauché ».
Si c'était à refaire ? Betty
procéderait de façon différente en
veillant personnellement à toutes les étapes
de la création administrative. « Je me
chargerais moi-même du remplissage du formulaire,
qui m’a causé tant d’ennuis ! Et j’utiliserais
votre site Internet, très pratique pour préparer
son dossier en ligne. Le questionnaire est un véritable
« plus » qui évite au créateur
de s’interroger sur les champs utiles à remplir
».
Pour créer son entreprise, Betty
observe « qu’il faut être doté
d’une forte personnalité pour se lancer dans
cette activité, qui est éprouvante physiquement.
La clé du succès, ce sont les produits. Il
faut les sélectionner soigneusement, et ensuite s’armer
de persévérance pour les faire connaître
».
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Murmure des racines
12 rue des Haies 75020 Paris
Téléphone : 01 43 73 27 81
Mail : blaw@club-internet.fr
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